
La montée du chômage et la persistance d'une situation anormale des prix dans le marché de l'immobilier ancien font prévoir à certains professionnels une année 2009 moins bonne que le premier trimestre.
Le marché de l'immobilier neuf a bel et bien repris. La publication des chiffre d'affaires du premier trimestre le confirme et " avril est aussi bon que mars ", indique aux " Echos " Alain Dinin, dirigeant de Nexity. Mais le premier promoteur français ne croit pas à une année 2009 au niveau de ce premier trimestre. Un avis partagé par d'autres. " La chute des ventes de logements neufs de près de 50 % fin 2008 et de 30 % dans l'ancien ne doit pas laisser attendre une reprise rapide du marché immobilier ", prévient ainsi HSBC dans une étude parue le 4 mai.
La demande actuelle de logements neufs doit beaucoup aux mesures gouvernementales de relance, comme le montre la déformation de la structure de la clientèle : il y a davantage de primo- accédants qu'en 2008, grâce au doublement du prêt à taux zéro, et plus d'investisseurs particuliers, du fait de l'incitation fiscale Scellier à l'investissement locatif. Deux catégories achetant des biens moins onéreux que les secondo-accédants, en chute libre faute de crédit relais. Et les facteurs portant la demande ne sont pas nécessairement pérennes. " Il y a probablement eu un effet de rattrapage de ceux qui voulaient investir dans un bien locatif l'an dernier et ont été arrêtés par la crise, estime Alain Dinin. Or, par définition un rattrapage ne dure pas. De même, les taux d'intérêt ne baisseront pas nécessairement davantage. " Enfin, difficile de concilier récession, chômage et boom des achats de logements. " La barre des 3 millions de chômeurs risque d'être atteinte cette année, or historiquement à ce niveau de chômage on a du mal à dépasser les 70.000 à 80.000 réservations de logements neufs ", poursuit le patron de Nexity.
La poursuite de la baisse des taux d'intérêt et le retour de la confiance pourraient permettre d'atteindre 80.000 réservations cette année, soit le niveau de l'an dernier, voire 90.000 au mieux, mais pas les 128.000 réservations de 2007. " Je ne pense pas que les réservations seront supérieures à 2008, conclut le patron de Nexity. Ce n'est pas la reprise, mais l'arrêt de la chute. Ce n'est déjà pas si mal. "" La plus forte baisse du siècle "
Le marché de l'immobilier neuf a bel et bien repris. La publication des chiffre d'affaires du premier trimestre le confirme et " avril est aussi bon que mars ", indique aux " Echos " Alain Dinin, dirigeant de Nexity. Mais le premier promoteur français ne croit pas à une année 2009 au niveau de ce premier trimestre. Un avis partagé par d'autres. " La chute des ventes de logements neufs de près de 50 % fin 2008 et de 30 % dans l'ancien ne doit pas laisser attendre une reprise rapide du marché immobilier ", prévient ainsi HSBC dans une étude parue le 4 mai.
La demande actuelle de logements neufs doit beaucoup aux mesures gouvernementales de relance, comme le montre la déformation de la structure de la clientèle : il y a davantage de primo- accédants qu'en 2008, grâce au doublement du prêt à taux zéro, et plus d'investisseurs particuliers, du fait de l'incitation fiscale Scellier à l'investissement locatif. Deux catégories achetant des biens moins onéreux que les secondo-accédants, en chute libre faute de crédit relais. Et les facteurs portant la demande ne sont pas nécessairement pérennes. " Il y a probablement eu un effet de rattrapage de ceux qui voulaient investir dans un bien locatif l'an dernier et ont été arrêtés par la crise, estime Alain Dinin. Or, par définition un rattrapage ne dure pas. De même, les taux d'intérêt ne baisseront pas nécessairement davantage. " Enfin, difficile de concilier récession, chômage et boom des achats de logements. " La barre des 3 millions de chômeurs risque d'être atteinte cette année, or historiquement à ce niveau de chômage on a du mal à dépasser les 70.000 à 80.000 réservations de logements neufs ", poursuit le patron de Nexity.
La poursuite de la baisse des taux d'intérêt et le retour de la confiance pourraient permettre d'atteindre 80.000 réservations cette année, soit le niveau de l'an dernier, voire 90.000 au mieux, mais pas les 128.000 réservations de 2007. " Je ne pense pas que les réservations seront supérieures à 2008, conclut le patron de Nexity. Ce n'est pas la reprise, mais l'arrêt de la chute. Ce n'est déjà pas si mal. "" La plus forte baisse du siècle "
Un arrêt de la chute des volumes dans le neuf. Mais pas dans l'ancien, où le nombre de transactions devrait continuer à décroître, quoique moins qu'en 2008 selon le groupe de promotion immobilière. Quant aux prix, Alain Dinin s'attend à une baisse de 7 % à 10 % cette année dans le neuf et de 10 % dans l'ancien. HSBC, de son côté, prévoit - 5 % et - 7 % respectivement. " Il s'agirait de la plus forte baisse du siècle en moyenne annuelle nationale, souligne Mathilde Lemoine chez HSBC. A ce jour, le plus fort recul annuel des prix des logements neufs a été observé en 1994 et était de 2,4 %. Dans l'ancien, la baisse la plus marquée était de 3,8 % en 1939. " Et, selon HSBC, compte tenu de la montée prévisible du chômage, la chute des prix devrait se poursuivre dans le neuf jusqu'à la fin de 2010, et jusque 2011 inclus dans l'ancien.
Contrairement au neuf, dans l'ancien il n'y a pas d'embellie. Et pour cause. " Même s'il a déjà baissé de 10 % sur un an au premier trimestre, l'ancien reste encore 20 % à 25 % plus cher que le neuf en moyenne ", rappelle Alain Dinin. Une anomalie issue de la récente surchauffe immobilière, car l'ancien est normalement décoté, du fait de normes de qualité moins élevées que le neuf. " Nos réseaux d'agences Century 21 et Guy Hoquet ont observé en avril un redressement du volume de transactions d'un mois sur l'autre - tout en restant inférieur à 2008 - accompagné d'une baisse des prix ", indique Alain Dinin.
Source Lesechos.fr
Contrairement au neuf, dans l'ancien il n'y a pas d'embellie. Et pour cause. " Même s'il a déjà baissé de 10 % sur un an au premier trimestre, l'ancien reste encore 20 % à 25 % plus cher que le neuf en moyenne ", rappelle Alain Dinin. Une anomalie issue de la récente surchauffe immobilière, car l'ancien est normalement décoté, du fait de normes de qualité moins élevées que le neuf. " Nos réseaux d'agences Century 21 et Guy Hoquet ont observé en avril un redressement du volume de transactions d'un mois sur l'autre - tout en restant inférieur à 2008 - accompagné d'une baisse des prix ", indique Alain Dinin.
Source Lesechos.fr
M. C
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